Ode à l’Ado

26012013

Bon je prOde à l'Ado dans Les Pafitudes k59802621-143x1501écise pour ceux qui auraient un zeste de doute, que ce titre est un « joke ».

Entendons-nous bien : je me suis détesté en ado soixante-huitard, découvrant subitement Lennon et les Who, les cheveux longs à la « Grand Duduche en couverture de Pilote » et la politique en version originale «  ! ! Hô Chi Minh ! Che ! Che ! Guevara ! », cocktail indigeste à consommer de préférence avec de la version grecque sous titrée par les Éditions Hatier. Je n’ai eu d’amour pour le latin et le grec que lorsqu’il était question de sexe. Merci Montherlant pour le Satyricon de Pétrone, merci à Suétone pour ses Douze Césars.

Oui la chose était dans les livres ou dans les revues mais sûrement pas dans les pages pudiques de Lagarde et Michard. La drague s’avérait difficile car il fallait un permis de « chasse » délivré par le cercle des copains de celui qui a eu son permis moto avant tout le monde. On se contentait de quelques bises comme on reçoit l’aumône, en espérant que Patrick et Jean-Michel nous inviteraient à leurs surboums.

Je peux fournir une version actualisée en changeant les prénoms style Brandon, Dylan, Ryan, sans oublier Britney, Brenda et Jennyfer…..le schéma demeure le même, comme aiment à le dire les psychiatres.

Donc cette traversée du désert Lycéen devint rapidement le chemin du calvaire.

A cet instant on se fait une promesse : »Moi, si un jour j’ai des enfants, leur adolescence sera aussi agréable qu’une traversée de Paris la nuit, en Bentley, sans passer par la case Treizième pilier du Tunnel du Pont de l’Alma, cela va sans dire. »

Eh bien mon gars t’as pas fini de couler si tu continues à naviguer sur l’Océan des illusions !!!

Quand on va chercher la prunelle de ses yeux à la sortie de la maternelle, on est à mille lieux d’imaginer qu’un jour l’engin va devenir incontrôlable ; une fille qui entre dans l’adolescence c’est une grenade dégoupillée. J’imagine le bonheur contenu de ceux qui ont un brelan de girls dans leur jeu.

Bien sur on a tous droit, nous les parents ingrats, à cette remarque frappée du bon sens, lorsque, une fois la côte d’alerte atteinte, vous lui expliquez qu’elle est stupide : » c’est normal j’suis ta fille, j’te ressemble ».

Et encore je n’arrive pas à écrire aussi vite qu’elle cause…car cette génération ne sait pas ce que veut dire articuler : elle veut monter sur les planches pour faire du stand-up ou du rap,
mais elle oublie qu’on ne cuisine pas son texte comme un steak haché !

La complicité « père-fille » est là, certes, mais elle se manifeste surtout en deux périodes : celle des évals ou des examens et celle des soldes, ces derniers durant approximativement huit mois sur douze.

On s’éloigne de plus en plus du monde merveilleux de Walt Disney, pour entrer dans celui des apprenties « fashion victims ». C’est le moment où elles choisissent de prendre possession de toutes les pièces de la maison où l’on peut trouver cet objet incroyable qu’on appelle miroir.

Ah j’oubliais un détail : ne jamais se trouver à plus d’un mètre du smartphone; si tu perds le fil ininterrompu des sms t’es mort.

Parfois je dois ressortir un vieux masque à gaz, souvenir du camp du Larzac pour éviter de suffoquer sous les effluves des litres de Fame, le parfum de Lady Gaga que les copines ont littéralement déversé dans leur sac à main. Parfum d’ados n’a jamais été un bon titre de film.

N’essayez pas d’avoir le code qui donne accès à son univers vous n’y arriverez pas.

 » Wesh là les gens ! c’est privé. Il est trop grave mon daron. Je kiffe comme ma reum elle l’a cassé. Déjà, je trouve chelou qu’elle taffe un max, mesquina, et que lui c’est le mito qui se tape l’incruste. Mais je gère et je le vire de ma werss… »

Elle se construit sa personnalité, se cherche, dans les galeries marchandes ou les sites de mode : elle découvre la sociologie sans le savoir comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.

De temps à autres, elle balance des « like » sur Facebook mais refuse d’aimer cette espèce mystérieuse qu’on appelle le légume.

Mon univers, nostalgique et désuet où se croisent les fantômes de Claude Santelli, Truffaut, Melville, Sartre ou Raymond Aron sont à ses yeux un labyrinthe culturel où elle refuse de s’aventurer. Pas de presse « papier » dans ce capharnaüm dantesque qu’on appelle aussi chambre ou bordel, c’est selon.

J’attends ce moment magique où elle découvrira les vertus du fer à repasser, et la ronde infernale et pourtant si romantique des tâches ménagères. Il y a un moment pour tout me direz-vous : cela est vrai et je dois concéder que je vois parfois poindre la future femme qu’elle deviendra un jour.

Si par hasard mon regard croise, de façon un peu trop appuyée, celui d’une jeune personne que je connais et que je salue tendrement, un écho sans pitié arrive dans mon dos et répéte :       » Quelle conne celle-la; tu ne vois pas que c’est une aguicheuse ! » Possessive et jalouse la tigresse teste ses premières griffes sur le premier homme venu : son père.

Mais ce que tu ignores ma chérie, c’est que moi, Lepaf, je suis un éternel ado…lol !!!!




Triple C….

23122011

Les faits que je m’en vais vous conter remontent à ces temps post-messsianiques, où l’hexagone tremblait sous les sermons vitriolés de l’Oncle Sam et des inquisiteurs des agences de notation….Triple C.... dans Les Pafitudes jba08821

On avait bien tenté d’expliquer au bon peuple, avec moult pédagogie, que ces crétins se plantaient une fois sur deux dans leurs sentences et que les U.S.A. continuaient à emprunter à des taux défiant toute concurrence sur tous les marchés de la planète malgré leur triple Mac, avec ketchup, coulis de framboise et harissa : rien n’y fit.

Et voilà-t-y pas que, se piquant au jeu, après avoir dégradé tout ce qui leur tombait sous la main : assurances, banques, communes, régions, villes, les maîtres-chanteurs voulurent étendre davantage leur champ d’investigation.  

Ayant confondu les séries de Bruckeimer avec un container de Budweiser, les yankees déclarèrent haut et fort :

 » Que personne ne bouge, la Gaule est une scène de crime ».

Ils lâchèrent leur venin sur les Trois Mousquetaires, ignorant que, malgré d’Artagnan, Athos, Porthos, et Aramis ne formaient qu’un trio.  VGE, immortel estampié « Président, on ne plaisante jamais avec le plaisir » sortant quelque peu larmoyant, des brumes soufrées de Vulcania,  se précipita au devant de la presse :  » Que l’on massacre ainsi notre litterature, croyez moi mes amis, ça me fait quelque chose ». 

Puis vinrent les Trois Suisses, les Trois Baudets, les Trois Glorieuses, les Trois Grâces et le dernier étage de la Tour Eiffel.

La France perdit même sa Fraternité : tjo00031 dans Les Pafitudes

« Délestée de son argent passe encore mais de sa devise, c’est de la République Low coast  !!!! » se serait écriée  Marianne, en serrant sur son sein le PDG de Standard and Poors…  

Mais que pouvions nous attendre de mieux de leur part ? Ils avaient eu raison de la Grèce, de sa culture, de sa langue et de tous ses esprits….les rudes et les doux. 

Julia Chanel et Clara Morgane perdirent elles aussi leur triple-X….et le Sofitel de la rue Saint-Denis son triple Q.

Je vous ne le répèterai jamais assez :  » Hey ! what did you expect ? «  

Pourtant les as de la correction se sentaient frustrés : la Hongrie, l’Albanie, les Fidji, tout cela c’est du menu fretin. Il nous faut, pensaient-ils une cible digne de nous.

Quelques mois plus tard le nonce apostolique à Washington reçut un mysterieux émissaire. Le prélat, prit les devants en ces termes :

- Le Saint-Siège refusera  d’apporter sa caution à Mattel tant que Barbie et Ken ne seront pas officiellement mariés selon les lois de notre Sainte-Mère l’Eglise ( à 48 km d’Omaha Beach)  

- Pardonnez-moi Votre Emminence, il y a méprise…moi je viens pour la note..Les agences vont vous dégrader….euh…pour ce qui est de Ken et Barbie, laissez tomber, ils font Pessah à Las Vegas, entre deux parties de poker.    

- Vous aller outrager la Basilique Saint-Pierre de Rome, mon fils ? Ce n’est pas serieux !

x105169391- Non je vous rassure….nous on dégrade juste la Sainte-Trinité. Désormais ce sera au nom du Père et du Fils… 

Bon, je vous l’accorde, je pousse, certes, le bouchon un peu loin. En revanche, la question que je veux poser est celle-ci : jusqu’où les laissera-t-on aller ?

Les experts me répondront que les agences ne sont que des voyants lumineux témoins d’une situation qui se dégrade : elles clignotent dans les cas d’urgence.

Mais comme je suis naif, je forme le voeu qu’un jour, quelqu’un ou quelqu’une, se lèvera pour poser un silence pesant sur leurs partitions, et que résonnent leurs derniers soupirs. 




La cophose…

10122011

 

La cophose... dans Les Pafitudes ero1x02111-125x150

L’histoire débute un jour de février 1960, à Marseille sous le préau de l’école communale de la rue des Convalescents, la bien nommée.  

Durant plusieurs semaines, je fais le siège de ma mère pour qu’elle ne me sépare pas d’un cousin, d’un mois mon ainé. Cette insistance à vouloir prendre le chemin des écoliers fut récompensée, même si mes parents ne voyaient pas trop ce que cette scolarité jugée précoce à l’époque, pouvait m’apporter vu que je savais déjà lire, écrire et compter.  

L’aventure dura l’espace d’un carnaval et me conforta dans cette première impression que l’on qualifie d’essentielle, selon laquelle les études et moi n’avions pas d’atomes crochus; il faudra tout de même attendre 1977 pour s’en convaincre de façon définitive.   

 A défaut de ramener un quelconque savoir, les deux bambins futés que nous étions firent une moisson commune en s’appropriant les oreillons. Dans un quartier rendu célèbre par l’épidémie de Peste de 1720, nous ne pouvions pas faire moins. Nous fûmes touchés l’un après l’autre et soignés de façon identique, par notre docteur de famille : papa pour l’un, tonton pour l’autre.

Quelque mois plus tard je fis mon entrée au Petit Lycée Perier, établissement où l’on gravissait les échelons de la 11ème à la 7ème.     

Il y aurait beaucoup à raconter sur cette pèriode, où les institutrices avaient l’esprit à Phocée et le coeur qui battait pour un fils à Constantine, Alger ou Oran, angoissées par ce qu’on appelait pudiquement les évènements d’Algérie.

Ce qui par ailleurs n’en dédouanait pas certaines, et notamment deux enseignantes de CM.2, coupable à mes yeux d’une attitude violente envers les enfants, qui aujourd’hui serait passible des tribunaux. La gifle avait été élevée à la hauteur d’une institution avec la complicité d’un pitoyable directeur.

C’est justement ma mère qui la première prit l’initiative de faire savoir à nombre de professeurs qu’au mieux ils se retrouveraient au commissariat de police et au pire….el là elle avait le chic pour faire comprendre que l’on connaissait « du monde » dans toutes les classes de la société. La résistance ça crée des liens. ero1x0181-150x96 dans Les Pafitudes

Mais quittons un instant la Méditerranée pour les hauteurs régénératrices du Tyrol Autrichien. Nous passons nos étés à randonner dans les montagnes et la consigne de la cordée familiale est de ne pas se perdre de vue. Régulièrement je suis pris en défaut et oublie de répondre aux injonctions paternelles. Et j’ai droit au :

- Mais tu es sourd ou quoi : tu n’entends pas quand on t’appelle ? !!!  A force de répeter la question tout un été, on décide de consulter de retour au bercail. Je vais passer un audiogramme. On m’a mis un casque sur  les oreilles et pendant de longues minutes je me demande si papa et maman n’ont pas perdu la raison. Non seulement lls se donnent en spectacle dans le cabinet d’un spécialiste, faisant des mimiques ridicules, et en plus ils ont l’air de m’en vouloir à un point tel que cela ressemble à de la haine. 

La partie est finie. On retire le casque. Et voilà que ça recommence de plus belle :

- Mais tu es sourd ou quoi : tu n’entends pas quand on t’appelle ? !!! 

- Non madame, non monsieur..il ne vous entendait pas.

Le spécialiste reprend la main. Il va lui falloir beaucoup de tact pour leur expliquer que leur fils est à moitié sourd.

- Oui mais de nos jours on opère les problèmes du tympan, interroge ma mère.

- Le tympan oui…pas le nerf auditif…votre fils a une cophose de l’oreille gauche et ça ne lui empêchera pas de réussir sa vie.

J’ai deux poissons en face de moi, deux dorades immobiles, la bouche ouverte dans un aquarium : c’est la seule image qui me reste de cette terrible journée. Pour eux la réussite a quitté ma route pour toujours.

Ilero1x0011-140x150 faudra donc apprivoiser cette oreille, s’en méfier aux passages cloutés, l’expliquer aux maîtresses incultes, aux deux ou trois psychologues que me cataloguérent comme « trisomique » et maîtriser une prouesse technologique que je ne comprends pas : la stéréo.

Il fallait aussi serrer les dents quand les adultes parlaient entre eux et que l’on entendait : » tu peux parler normalement il est sourd comme un pot »

Pour moi il n’y a qu’un monde celui de la droite et la gauche n’existe pas : pire je ne sais même pas faire la différence entre les deux directions au grand désarroi de mes moniteurs d’auto-école. Qu’à cela ne tienne je visualiserai une rue de mon enfance à La Ciotat : le côté du portail vert de la villa Thérèse c’est la droite, à gauche c’est la grande bleue !    

En 1969 mon frère, qui est officier dans les forces françaises d’ocupation en Allemagne me fait découvrir d’incroyables trente trois tours, importés d’Angleterre  : la collection  Decca « Phase 4″ stéréo. On peut y entendre la reconstitution sonore des grands batailles de l’Histoire : la guerre d ‘Indépendance US, celles de Napoléon , la guerre de sécession, 39-45 et la voix de Churchill. La cavalerie charge et le galop des chevaux passe des enceintes de droite à celle de gauche….la révélation !!! 

Le 18 décembre 1976 c’est le conseil de révision : trois jours à Tarascon. J’arrive avec mes courbes et mes graphiques sous le bras. Mon père optimiste, cherche avec l’appui d’un président du conseil général, une caserne pas trop éloignée du domicile familial. L’othorino, médecin militaire se méfie de mes documents et veut se faire une idée par lui-même : il balance toute la sauce dans l’oreille gauche; je reste impassible.

L’officier recruteur me reçoit pendant une minute :ero1x0111-150x143

- Une cophose ? C’est l’exemption assurée…au pire vous ferez la guerre dans les bureaux. 

Le jour de mon mariage quelqu’un oublia de parler plus bas…  

-  Il  en a eu de la chance finalement de se trouver une épouse aussi jolie : se marier à 40 ans quand on est gros et sourd…

- Et si ça se trouve il l’est complètement… tu sais ce qu’on dit : « Ca rend sourd »         




Le Légume

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bxp279551.jpg Lorsque nous fûmes reçus, parents et bébé, en consultation de pédiatrie par l’un des médecins de l’hôpital des Diaconesses à Paris, le regard glacial et réprobateur qu’elle nous jeta ne laissait rien présager de bon.

- Savez-vous qu’avec les légumes ont peut faire des soupes et de délicieuses purées ? C’est mieux que les petits pots !

C’était à l’occasion de la visite des neuf mois et ce jour là une épée de Damoclès s’installa au dessus de nos têtes. Le praticien nous fit redécouvrir un sentiment inconsciemment camouflé : la culpabilité.

En principe votre belle-mère, parfois votre mère, excelle dans ce registre. Mais la sentence venant d’une femme dont le jugement et le diagnostic faisaient autorité, nous aurions aimé nous cacher derrière le maxi-cosi.

On ressortit le robot Kenwood et la clipso que l’on avait eu la sagesse d’inscrire sur la liste de mariage sans oublier d’acheter quelques magnifiques spécimens de liliacées (poireaux), de cucurbitacées (courgettes), d’apiacées (carottes), de solanacées ( des patates !) etc….    

C’est ainsi que le plaisir de la cuisine, que j’avais enfoui un temps pour des raisons hypocaloriques, se réveilla. ispi0390121.jpg

Le méditerranéen que je suis, se mit à jouer des saveurs du Bosphore et de l’Afrique du Nord, comme d’autres se pâment devant le son de l’aoud et de la darbouka.

Le cumin, le paprika, le raz-el-hanout, la cannelle, la coriandre, s’invitaient à ma table, donnant à ma partition des notes épicées, sans oublier de faire chanter l’aneth, la ciboulette ou le persil.

Riche des traditions familiales je célébrais les noces de la pomme de terre et de l’épinard (esfongos), de l’aubergine et de la féta.

On allait de Salonique à Constantinople, de keftés en beureks (borequitas en espagnol), de bimuelos(beignets)  en feuilles de vignes ( en grec dolmas ou yaprakes dans la langue de Cervantes)….     

Grand seigneur je multipliais même les pains.

Mon épouse apporta sa touche personnelle en nous gratifiant de foie haché ou de gâteaux au fromage, nous priant instamment de ne jamais réclamer de carpe farcie.

Et savez-vous ce qu’elles ont dit les filles ?

« C’est quand qu’on va chez Mac Do?  »   




Rien ne presse….

12112011

u115159501.jpg Vers le milieu  des années 60, la presse quotidienne de la région marseillaise est dominée par trois noms : La Marseillaise, organe du P.C.F., le Méridional, qui se positionne à droite et le très « Deferriste » Provençal, héritier du Petit Provençal qui avait péri dans les combats pour la libération de la Marsiale.

Mes parents, marqués par la résistance au sein des F.T.P., avaient pris l’habitude de se faire livrer l’un des quotidiens du maire, à l’aube, entre le sacro-saint café au lait et les biscottes Roger. Ainsi donc le canard passait de pièce en pièce, maltraité par les mains familiales avant d’atterrir dans un état frisant la déchirure, sur mon petit déjeuner. 

- Tiens on l’a terminé, t’as qu’à le lire si tu comprends….se croyaient-ils obligés de préciser, avant d’ajouter à voix basse :

Pense donc, à dix ans, à part Tintin, Pilote et Spirou ….je ne vois pas ce qui peut le fasciner !!!    

J’ai gardé une énorme rancune à l’encontre de chacun des membres de mon clan, devant le mépris qu’ils manifestaient à mon égard et qui, en plus, prenaient mon espace vital pour une des pistes deu243897751.jpg l’aéroport de Marignane.

Et c’est ainsi que je suis devenu un boulimique de l’info, de toutes les infos : de la locale à l’internationale, en passant par le sport, les faits divers et le monde des courses.

Tout m’intéressait : les américains qui se battaient à  Da Nang au Vietnam, Patrice Lumumba et Moise Tshombe au Congo, Souvanna Phouma, prince-ministre du Laos, la guerre Froide, le Moyen-Orient, les Guérinis, parrains du milieu Marseillais, le cinéma de Fellini ou de Clouzot, les Beatles et la bossa nova, Une de Mai et Ozo les juments adulées par les turfistes.

Et cette histoire d’amour dura, jusqu’au point de se faire convoquer dans le bureau du surveillant général du Lycée Perier, Jean Paccini, pour avoir introduit des « journaux politiques » dans un établissement scolaire. 

Mon ami Jean-Philippe tentera en vain de lui expliquer qu’une formation qui joue en 4-3-3 n’est pas une formation politique et que le ticket Skoblar Magnusson ne se présentait pas aux élections… »Fernandel » ne voulait rien savoir et nous confisqua le journal.

On l’aurait bien renvoyé à ses mauresques chez Dédé, le bar d’en face. Deux années plus tard on vendait les premiers numéros de Libération sous son nez…information qu’il se hata de transmettre aux renseignements généraux.   

u264582711.jpg Cela ne nous empêchait pas de lire d’autres periodiques. Pour ma part j’avais porté mon dévolu sur l’édition américaine de Playboy. 

Une fois parvenu à l’université, la lecture du Monde était plus que recommandée, ceux d’entre nous qui la trouvait fade, l’assaisonait des soupçons du Canard Enchaîné. 

Aujourd’hui « Lepaf » supplie, implore ses gazelles de jeter un oeil aux news qu’elles soient sur papiers ou sur écran et pas seulement quand on y reçoit Justin, Brad, Nespresso et les autres.

Hélas, trois fois hélas. Impossible de les captiver avec les taux d’intérêt de la BCE ou les accords de Panmunjom en Corée. 

Alors j’ai ressorti cette phrase enfouie au coeur de mes archives :

        Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère vous présentent Cinq colonnes à la une,

Moi, au risque de passer pour un nostalgique, pour ce genre de pépites, je me ferai bien chercheur d’or. 




Qu’à fait Grand Mère ?

27102011

pix13881.jpg - Qui frappe à la porte à une heure inappropriée, demanda la fiancée ?

- Sûrement pas ma mère….elle a les clefs de l’appartement ! répondit le jeune homme (ndlr : Elie Kakou dans La vérité si je mens)

A cet instant je serai tenté de dire à la demoiselle : « va et ne te retourne pas ! », » fuis tant qu’il en est encore temps » ,  » quand on se marie, on épouse la famille  » et je pourrais continuer longtemps comme ça, vu que des citations de cet acabit j’en ai tout un container.

Entendons-nous bien je n’ai rien contre le mariage…enfin presque rien.

Mais je voudrais appuyer là où ça fait mal : la découverte du syndrome du Docteur Jekyll and Mister Hyde.

Certes, les grands-parents sont des êtres merveilleux qui s’offrent le luxe de faire avec leurs petits enfants, ce qu’ils n’ont pas toujours pu faire avec leurs propres bouts de chou : leurs donner du temps et, ce qui n’est pas négligeable, de l’affection. 

Combien de fois ai-je entendu des jeunes femmes me dire : » Je ne reconnais pas ma mère : avec moi c’est un iceberg, avec les enfants, c’est un volcan ! »   pix13811.jpg

En revanche, il faut savoir qu’il existe un accord tacite entre les parties qui stipule que les « grands », bien trop contents de laisser leur progéniture chez pappy-mamy, pour se retrouver entre adultes, ferment les yeux sur certains franchissements de ligne jaune.

Ainsi seront tolérés : la crêpe au nutella en overdose, le maquillage outrancier special « Barbie mate Ken », ou le serre tête avec antennes modèle Moulin Rouge; mais en contre-partie l’autorité parentale ne doit pas être remise en cause, ni ses faits et gestes critiqués.    

Ça c’est ce qui devrait se passer sur une planète normale. Mais dans l’univers des pafs, c’est une autre histoire.

Et en quoi est-ce diffèrent ?

Parce que c’est un homme qui est en face !!! (étant acquis que le phénomène des belles-mères « couguar » devrait faire l’objet d’une thèse de doctorat)

Je m’explique ….  

La grand-mère adore donner le biberon mais la belle-mère estime que le lait que le pédiatre vous a recommandé n’est pas le bon; sachant que vous n’y connaissez rien en la matière elle va agir sur le champ, rapide comme l’éclair : elle change votre Nidal pour le Lémiel.

pix13871.jpg Et voilà comment ma fille ressembla rapidement à un dirigeable et que mes voisins me soupçonnèrent de stocker de l’hélium.

Le poupon grandit et la grand-mère verrait bien son adorable petite fille faire de la danse avec les chaussons Repetto et tout et tout….

La maman a argumenté durant des mois pour expliquer que le moment venu, tout en respectant les désirs de sa « fifille » elle opterait pour la meilleure formule.

La grand-mère, qui ne l’entend pas de cette oreille, fera disparaitre votre enfant l’espace d’une journée et reviendra toute fière avec une inscription à la Salle Pleyel. Tu ne t’imaginais tout de même pas qu’elle allait l’inscrire à l’Opéra de Massy-Palaiseau !!!

Et elle ajoute : » Ne t’inquiète pas pour l’argent, je leur ai dit que vous feriez un crédit ».

De l’air vite de l’air j’étouffe.

C’est ainsi qu’elle choisira l’ophtalmo, le cachemire de chez Catimini, l’orthodontiste, les souliers vernis, le cartable, les Nike, le jean Diesel, le portable…et vous conseillera aussi pour le cadeau d’anniversaire de sa fille, parce que la teuf à la Patrick Sabatier, genre Avis de Recherche, ça ne vaut pas la bonne vieille rivière de diamants.

Je crois que je n’ai rien oublié…n’est ce pas maître ? Maître Chemla ? 

- oui mon fils, c’est tout bon …

- J’en ai mis du temps pour comprendre…mais maintenant ça va mieux …j’ai pris un avocat !!! 




C’était mieux avant….

15102011

tri01711.jpgOn a presque tous prononcé un jour ou l’autre cette fameuse phrase : »Eh bien oui !  C’était mieux avant ! ».

Avant ? C’est quand ?

C’est un moment pas tout à fait défini dans le temps, constitué par un ensemble de clichés gravés dans la mémoire de chacun de nous, où tout avait une autre saveur, la viande, le homard, le Banania, les fruits et les légumes; même le Coca Cola était plus light. Une époque où les valeurs étaient meilleures, bref : c’était l’âge d’or. Une periode qui se situe souvent entre 1945 et 1975.

Les jeunes étaient bien élevés, mis à part quelques zazous, yéyés, rockers et blousons noirs, que la police embarquait dans les paniers à salade.  Notez que les fauteurs de troubles furent affublés par la suite des surnoms de beatniks, hippies, et gauchistes.

Seuls les adultes, raisonnables et exemplaires, buvaient, pêle-mêle, Cinzano, Byrrh, Dubonnet, St-Raphaël , Picon et autre Suze. 

Les gens se levaient dans les transports en commun, (quand la perche ne tombait pas sur le toit du trolley) pour laisser leur place aux personnes âgées et aux femmes enceintes. Il y avait des poinçonneurs Porte des Lilas et deux classes dans le métro parisien.

Les caleçons ne dépassaient pas du baggy et les strings des jupes des jeunes filles. On voguaitx172605471.jpg  sur du Petit bateau en laissant entrevoir, parfois, quelque combinaison de soie Valisère.

On ne connaissait que deux types de clavier : ceux des pianos ou ceux des machines à écrire, que de jeunes secrétaires sorties de chez Pigier, s’évertuaient à maîtriser. 

On faisait son service militaire pour la patrie, sauf avis du conseil de révision et l’on partait pour les colonies ou l’Afrique du Nord.   

Le dimanche c’était le jour du seigneur, avec une vraie messe en latin, du Tiercé et de Léon Zitrone….ici Longchamp à vous Cognac-Jay.

En tous cas c’était bien avant l’arrivée du minitel, du TGV et de Canal Plus.

D’ailleurs la télévision était en noir et blanc, en 819 et en 625 lignes et c’était suffisant pour regarder Jean Nohain et ses 36 Chandelles, Nounours ou Pollux.  

Les genoux de   Noëlle Noblecourt provoquaient des montées d’adrénaline chez les collégiens, vite remis à leurs places par le petit carré blanc. On faisait circuler sous le duffle coat les photos retouchées de Paris Hollywood, un sepia bien vulgaire que vint chassé un « Lui » plus glamour et plus esthétique.    

Quand on téléphonait, on parlait d’abord à l’opératrice des Postes et Télécommunications.

u131592621.jpgLa politique de la France ne se faisait pas à la corbeille. On avait une monnaie bien à nous, le franc.

 La publicité, s’appelait réclame, et elle avait pris l’apparence d’un petit ch’ti…Jean Mineur : Balzac 00 01 !

Paris avait de bonnes équipes de football, qui faisaient chavirer Colombes ou Le parc des Princes. Les rémois sabraient le champagne. Le coq avait chanté  sur les terrains de Suède en 1958 et pliés sous le joug des britishs en 66 . Manque de chance en face il y avait souvent un Pelé, un Garrincha ou un Charlton. Mais le record de Just Fontaine c’était quelque chose.

Tu croisais les footballeurs de l’OM dans ta rue et tu leurs foutais la paix quand il allaient faire les courses  chez Mammouth, où quand ils se tapaient un Ricard à Castellane.

Voilà ajoutez à cela une plume Sergent Major et un cataplasme à la farine de moutarde légèrement brûlant, et vous aurez un cocktail rétro. 

On pourrait en faire des listes, en mixant, Simone de Beauvoir et Kennedy, Mao et Poulidor, Castro et la Deux-Chevaux, Gandhi, Bardot et ses fesses, la chaussure à Kroutchev et Pie XII, John Wayne et les rizières du Vietnam. 

Bien évidemment il ne vous aura pas échappé que cet article est frappé du sceau de la mauvaise foi. C’est un jeu que chacun de nous pratique avec adresse, en prenant un malin plaisir  à tout mélanger, pour en arriver à la création de son propre passé idyllique. 

Pour ma part si je donne de temps à autres dans la nostalgie et n’oublie pas les leçons du passé,dyi00041.jpg  je suis tourné résolument vers le futur et fait de cette formule anglo-saxonne ma devise : « The best is yet to come. »….

Un instant je vous prie ma fille me fait des grands signes…

- Papa !!! on t’a bloqué ton compte Facebook, tu es privé d’invitations pendant 4 jours..

- De quoi ??? On censure le Paf ???

- Ben je crois qu’on t’a dénoncé pour comportement abusif…

- Mais Quelle époque de merd….  !!!! Tu vois où ça nous mène le web… On aurait jamais connu ça avant, au temps des « Copains d’abord ». Ça c’était l’bon temps !!




La réforme….

20092011

x173748211.jpg Le Talmud et la Warner l’auraient sûrement dit : toute ressemblance avec des personnages ayant existé n’est pas une coïncidence.

Un monarque voulait pour son règne, une empreinte,

Qui fit corps avec lui comme parquets et plinthes.

Il fit quérir ses gens, conseillers ou ministres

Les priant de trouver, sous peine de sinistre,

Des réformes de ouf, gravées dans les mémoires, 

Dont parleraient plus tard, tous les livres d’Histoire.

Les voilà réunis, les fidèles sherpas;

On reconnaît Prosper le fils à Khalifa,

Diplômé de Harvard et de Polytechnique,

Qui aime aussi Barbie et les films érotiques.   

Et ce p’tit normalien,  un certain Abitbol

Qui crée des jus de fruit au paracétamol,

Il se fait plein de flouss, de Pékin  à Djerba,

Et construit son riad, près de la Mamounia.x160266401.jpg

Le souverain leur fait un discours de morale

Qui parle de Zahia, et du bien et du mal. 

« Il faut faire fissa, c’est pour ça que j’vous paie 

Sortez-moi le grand jeu, ou ce sera l’enfer ! »

Eh ben moi, j’ai une paire, s’écria le Prosper

Qui pourra faire mieux que mes deux beaux valets ?

Le seigneur s’emporta, devant tant d’arrogance

« Viens tu donc au château, pour jouer au Poker ?

Je vais te demander de quitter la séance

D’aller faire ton bluff, sur d’autres tapis verts ! » 

« Dés demain vous aurez aux marches du Palais 

Une révolution, une bombe atomique

Sur la tête de ma mère, personne n’a osé

Celui qui me croit pas, moi, Prosper, je le nique ! »

Il fallait y penser, comme l’oeuf de Colomb

Comment nous enseigner les langues étrangères

u129830991.jpg En sautant par dessus les lois de la grammaire,

Le chef d’Etat s’écrie : il l’a fait ! oh le con !

On débarque les règles pour apprendre l’anglais

Mettant tout un bordel au collège, au Lycée. 

           Qui saura déclamer, en espagnol, en russe

Encore eût-il fallu, ce cours, que je le susse ?

Les professeurs rebelles entrés en résistance

Apprenaient en secret à toute l’assistance

Des leçons interdites,  par chaque académie,

S’apprétant de ce fait à prendre le maquis.

Le rectorat furieux envoie ses inspecteurs

Pour faire le constat, de ce terrible affront

Dépêchant un Derrick, pour d’apprentis Teutons

Et tout un escadron,  de vicieux enquêteurs.u270235521.jpg

   Mais, ici,  tous finirent, par se trouver complices

Pour faire remonter, des leurres à leur tutelle,

La logique le veut, que vouliez-vous qu’ils fissent ? 

L’enjeu c’est le savoir, il en vaut la chandelle.

Ce poème est sans doute une mauvaise fable,

Qui porte toutefois sa part de vérité.

Avez-vous oublié l’école et les cartables,

Pour pondre des réformes, sans jamais méditer ?    

 




Si senior….

16092011

u113801591.jpg L’anecdote qui suit, absolument authentique, est survenue il y a quelques semaines. Mon épouse et moi-même étions invités à une de ces soirées d’été, où l’un des problèmes majeurs reste, outre la recherche de sauce blanche pour sa tranche de concombre, la fourniture en sujets de conversation.

J’avais fait le plein de nourritures spirituelles avant de venir pour ne pas arriver les mains vides mais je n’imaginais pas qu’on nous servirait un plat relevé, parfumé au bon sens populaire : si la connerie était un fruit on la cuisinerait en tajine.

Lorsque ma bien aimée apparut sur le seuil de la porte, on entendit :

- Comme tu as maigri ma chérie, tu es magnifique, « blainara »,…tu as fait le régime de …

- Non pas de régime répondit poliment, ma dulcinée…juste de la gym à raison d’une heure par jour.

- J’t crois pas ! Marlène vient voir comme elle a une silhouette de folie. u141942311.jpg

Marlène arrive, ou plutôt elle fait son entrée style Cécile Sorel, à la grande époque du Casino  de Paris; et quand elle descend l’escalier elle n’est pas seule « la » Marlène : on reconnaît Gucci, Prada, Chanel, Dolce & Gabbana….il n’en manque pas un.

Marlène est experte es calories et son jugement va tomber sans appel :

- Toi, t’es amoureuse (là je suis content) ….je suis sure que tu as un amant (et là je ne ris plus du tout ) …Tu penses pas comme moi Deborah ? (Salope!)

Deborah en bonne copine acquiesce, et c’est normal vu que Marlène est pleine aux as et qu’elle lui prète son 4×4 Cayenne, de temps en temps, pour mesurer son pouvoir de séduction, sur les males rencontrés par le plus grand des hasards sur femmes-mariées-rencontres.com.    

Puis c’est mon tour de passer au scanner made in Constantine.

-  Mon Dieu …Et toi, « meskin » ? Qu’est-ce que tu nous fais ? 

- Du sport….beaucoup de sport et une alimentation équilibrée.

Mais Marlène ne croit pas à ma version  »fitness »; et quand je passe quelques minutes plus tard, près des u128026301.jpgcuisines, j’entends : «  A moi tu me la fais pas…il me raconte des tchalefs celui là, tu crois que j’ai pas compris qu’il avait un cancer…la pauvre sa femme, la pauvre…que Dieu nous préserve »

 Pourquoi, quand on maigrit, mon épouse a droit à un amant et moi à un traitement médical. La réponse c’est ma fille qui me l’a soufflée au creux de l’oreille : avec le temps vos 10 ans d’écart ça se voit ». Il faut se rendre à l’évidence papounet : tu es devenu un senior. 

- Oh ? Sans rire…

- Eh oui ! Une nouvelle vie s’ouvre à toi : bientôt tu auras de nouveaux potes français, diabète et cholestérol, et des amis américains, Parkinson et Alzheimer, tu visionneras en boucle les pubs sur les baignoires enfin accessibles sans lever la jambe, les fauteuils électriques pour monter les rampes, les prévoyances, les couches, tu regarderas Vivolta,  ou même Victor dans les Feux de l’Amour, tu boiras une verveine le soir en écoutant Radio Bleue, et le 31 décembre tu seras invité pour une opérette de Franz Lehar au Chatelet.

-  Maintenant je viens d’en prendre pour dix ans.

- Attend c’est pas fini ! Le dimanche tu iras danser le tango, le paso ou le madison dans leswhosold1.jpg guinguettes des bords de Marne, tu visiteras les Châteaux de la Loire, hors saison, en car, tu auras une belle carte vermeil, et tu t’occuperas de tes petits enfants,…mais là je te laisse du temps parce que je me sens pas encore prête .

- Oui à quatorze ans c’est normal. Quel programme !!!! Et le se…le Sexe dans tout ça ? 

- Quoi ??, Quelle horreur. !!! Tu veux dire maman et toi ? Mais comment peux-tu envisager une relation père-mère après avoir eu deux enfants ? C’est presque du domaine de l’inceste !!! D’abord, je ne veux plus entendre parler de bébé dans cette maison. Vous ne songez tout de même pas à vous reproduire ?

- Oh non ma chérie…pas en captivité.

- Et puis entre nous, je vois pas très bien ce que vous pourriez faire à votre âge !!!

- Mon âge ? C’est Pastis + 5  !  Et ma chère enfant tu serais surpris de voir ce que les mots magique d’ »expérience » et de « maturité » apportent à une relation de couple…mais ce serait trop compliqué à t’expliquer.   

u148190071.jpgCertes, il est temps que les ados restent à leur place et que les parents qui sont aussi des adultes avertis, retrouvent la leur et puissent disposer d’espaces de liberté.  

Toutefois, je livre ceci à votre reflexion :

 En 1971, alors que la France Pompidolienne découvre les fantaisies d’un certain cinéma, dont la fameuse « inflation », que l’on classera « X » par la suite, deux médecins sexologues précurseurs,  les Docteurs Lagroua-Weill et Valensin,  écrivent un livre intitulé « L’amour après 40 ans », ouvrage comportant notamment de nombreux témoignages

Miracle : il y avait une vie et une sexualité après 40 ans ! 

Aujourd’hui cela peut prêter à sourire, mais les idées reçues en ce domaine, dans un hexagone très conservateur, persistaient face à l’arrivée des vents de libération sexuelle qui soufflaient sur l’Europe et les USA depuis 1967.  

Rassurez-vous il y a encore beaucoup de choses à enseigner à nos jeunes, y compris pour les rejetons du Paf.    

Je crois qu’il est grand temps de clore cet article. Je m’en vais relire une oeuvre d’Oscar Wilde. Vous ne devinez pas laquelle ?

Le Portrait de Dorian Gray bien sur…..




Saint-Paf

8092011

u282537361.jpg Si j’ai bien compris : c’est la rentrée ! Ça, pour un scoop, c’est un scoop.

Nutella et Kiri-Kiri  pour tout le monde ? Oui !!!!!!!!!! Et du soda détaxé qu’on s’est dépêché de  stocker.

Avant,  en cas de guerre ou de révolution, c’était le sucre, l’huile et les pates, qu’on mettait à raz bord dans le caddy; maintenant  on fait des réserves de canettes.  Et tant pis si les fils de pub se coltinent le diabète. Rien de tel qu’un retour aux bonnes vieilles habitudes.  

Je veux oeuvrer pour le retour à  l’équilibre. Vous reprendrez bien un p’tit Servier, ça peut pas vous faire grossir.  

Approche consumériste ? Nooooooooon messieurs les jurés soyez indulgents :  c’est un ramassis de clichés. 

Et là je me dis : » Je débloque…Vite un anti-virus ou alors il faut que, tout simplement, je vide la corbeille estivale de mon ordi perso : mon cerveau ! » 

En principe en un clic tout doit disparaître, aussi vite qu’un steak dans le rayon des congelés de chez Lidl. Oui mais…. Y aurait-il quelques fichiers savoureux à restaurer, à sauvegarder ?

Par exemple cet apéro du mois d’août où mes gazelles ont découvert l’Ice Tropez et l’ont confondu avec du Fanta orange sanguine. Si euphoriques les filles :  un vrai plaidoyer pour le Circuit Paul Ricard. Ou encore les regards de braise de Pénolope Cruz dans Pirates des Caraïbes. Et tant pis si Johnny Dep le fol rime avec paracetamol par la grâce de la 3D : ces satanées lunettes finiront par m’expédier chez l’ophtalmo. On a touché le fond de l’oeil.  pix16291.jpg

Je passe sur la petite crise économique dont on célébrera les 10 ans en 2018 : vous ne pourrez plus l’oublier tant elle répand son odeur nauséabonde dans notre quotidien.  

Pour être franc, la holding de mes neurones n’a pu faire face au flot ininterrompu de points d’interrogations qui venait s’échouer au pied de mes tongues.

- Papounet chéri, qu’est-ce qu’une relation sexuelle consentie non tarifée ?

- Euh ….sais-tu qu’il y a des gérants égalitaires non rétribués dans les Sociétés anonymes à responsabilité limitée ? 

-  C’est quoi le rapport avec ma question ???

- Dans les deux cas, on se fait souvent b….pour pas un rond !

- Oups mon papa a de mauvais souvenirs !

- Il y a des jugements plus douloureux que tous ces objets insolites qu’un célèbre urgentiste a retiré des fesses de ses patients. Je sais maintenant pourquoi la vente de mini Tour Eiffel a explosé.

- Passons à une autre question mon paf d’amour : « Si les U.S.A. ont perdu un A …on devra les appeler U.S. ? »

- Et si la France perd son A ? Heureusement il nous resterait le sexe :  pour autant l’appelerait-on  la Gaule ?

- x143590231.jpgC’est vrai que Khadafi faisait des folies sur Amazon ?

- C’est un raccourci…. Je te raconterai l’histoire du Trigano de la Tripolitaine, ce roi mort qui s’offrait Beyonce et Usher en privé à Saint-Barth, vendait son pétrole à l’E.N.I., et faisait découvrir son bunga-bunga au Cavalieri et à son harem.

- Certes, Certes….mais si tu réfléchis, à toutes ces nouvelles technologies, qui sont à notre portée….tu me suis ??

- Oui pour l’instant…

 - Avec les tablettes, les smartphones, Internet, les sites de Poker, …

- Oups !!! là je ne te suis plus… 

- Les études ça ne sert plus à rien…la culture que tu étales comme de la confiture, c’est Wikipedia qui la tartine !

- La vie n’est pas virtuelle. Aujourd’hui, par exemple, les sites vous félicitent pour un oui ou pour un non :    « Vous avez réussi à vous connecter. Félicitations ! « , »Votre nouveau statut a été validé. Félicitations ! »,  »Vous avez été sélectionné. Félicitations ! » Où est le mérite ? Où est l’effort ?

- Bon d’accord, mais n’en rajoute pas, et puis tu oublies que j’ai acquis des connaissances, en regardant Money Drop…..au fait, si Ayem porte des strings dans Secret Story, je pourrais en mettre moi aussi, pour danser  sur L.M.F.A.O. ?

- Si je m’inscris sur Gleeden, tu le dis à ta mère ?x171750231.jpg

-  Tiens à propos je vais envoyer un SMS à maman pour qu’elle me rende l’auto-bronzant.

- Un Sms à ta mère ??????? alors qu’elle est dans la pièce d’à côté !!!!!!!

- J’ai pas la force de crier.

Voilà….le monde vascille et les filles ne retiennent que des bribes de pseudos infos. Elles trainent leurs ombres comme un bagnard porte ses chaînes.  

- Avez vous déjà lu la sainte Bible ?  Tenez écoutez cet extrait de la Génèse :         

L’Éternel-Dieu appela l’homme, et lui dit: « Où es-tu? »  Il répondit: « J’ai entendu ta voix dans le  jardin; j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. »  Alors il dit: « Qui t’a appris que tu étais nu? Cet arbre dont je t’avais défendu de manger, tu en as donc mangé? »  L’homme répondit; « La femme – que tu m’as associée – c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’ai mangé, »  L’Éternel-Dieu dit à la femme: « Pourquoi as-tu fait cela? » La femme répondit: « Le serpent m’a entraînée, et j’ai mangé. »  

-Mais sais-tu que c’est un pitch ? 

- La bible ? un pitch ?

- Une femme et un homme qui n’assument pas et qui se rejettent mutuellement la faute :  et tout ça pour quoi ?? Pour tout faire retomber sur les épaules de ce pauvre reptile !! C’est du théâtre de boulevard !!!

- Et Sodome et Gomorrhe ?

u252985861.jpg Ils appelèrent Loth et lui dirent: « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous, que nous les connaissions! » Loth alla à leur rencontre, à l’entrée de sa maison, dont il ferma la porte sur lui;  et il dit: « De grâce, mes frères, ne leur faites point de mal!  Écoutez! j’ai deux filles qui n’ont pas encore connu d’homme, je vais vous les amener, faites-leur ce que bon vous semblera; mais ces hommes, ne leur faites rien, car enfin ils sont venus s’abriter sous mon toit. »

- J’espère que ton avocat s’appelle Brafman, petit père des peuples, parce que celui qui a écrit de pareilles horreurs on devrait lui envoyer le code pénal en pleine poire…

- Et le Cantique des Cantiques….l’hymne à l’amour !!! 

Et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.
Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
Une source fermée, une fontaine scellée.
Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers,
Avec les fruits les plus excellents,
Les troènes avec le nard;
Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome,
Avec tous les arbres qui donnent l’encens;
La myrrhe et l’aloès,
Avec tous les principaux aromates;
Une fontaine des jardins,
Une source d’eaux vives,
Des ruisseaux du Liban.

- De la réclame ! c’est un spot pour le Liban qui passerait après minuit sur Canal plus. Comment peux-tu faire lire des textes aussi dégoûtants à tes filles..x188985401.jpg

- Le Roi David te dégoûte ? C’est peut-être une des plus belles façons qu’un homme aie choisi pour déclarer sa flamme !

- Je comprends pourquoi Michael-Ange le représentait à poil !! C’était un pervers….Pauvre Goliath..

- Ecoute ce que chantait Maxime Le Forestier :

« Ce monde, je l’ai fait pour toi. »,
Disait le père.
« Je sais, tu me l’as dit déjà. »,
Disait l’enfant.
« J’en demandais pas tant.
Il est foutu
Et je n’ai plus
Qu’à le refaire
Un peu plus souriant
Pour tes petits enfants.

- Encore des mots, toujours des mots …mais au fait toi qui, sans cesse, me fait la leçon sur les maladies du sexe, tu n’as pas répondu à ma question : pourquoi on a pas retrouvé de préservatif dans la suite 2806 du Sofitel New-York ?







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